« Minorités et nationalisme dans l’État espagnol : Le cas Basque », Gestion des minorités, Edisud, Paris, 2007

Voir s’associer les notions de « mondialisation » et de « minorité » n’est un paradoxe que si la « mondialisation » est pensée comme un ordre assujetti à une intelligence unique, imposant, sous acculturation, ou par diffusion, des traits culturels et sociaux identiques à toute société constituée. Sans pousser le raisonnement trop loin sur les chemins de la causalité, qui nécessiterait un développement rigoureux impossible à faire ici, suggérons que la notion de « minorité » résulte d’un processus généré par les caractéristiques actuelles de l’économie. Deux arguments autorisent cette hypothèse : d’une part, la « mondialisation » crée des configurations sociopolitiques subalternes qui sont autant de dispositifs par lesquels la « valeur » se réalise et, d’autre part, parce qu’il en émerge des « minorités », la préoccupation gestionnaire de la « mondialisation », son gouvernement, s’accompagne de la recherche des modalités de leur administration. Connue aujourd’hui sous la catégorie politico administrative et idéologique de « gouvernance » ; c’est de cette façon que s’exprime l’unité entre le surgissement de « minorités » et la « mondialisation » qui le produit…

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