« Les constructions imaginaires de la « gouvernance » à l’épreuve du local », Idara, revue de l’Ecole Nationale d’Administration, Alger, Vol 15, n°2, N° 30, 2005

Gouvernance IDARA

L’enquête présentée ici fait suite à mon travail sur les « politiques de la ville » commencé en 1989, lesquelles seront une tentative d’élaborer et de mettre en pratique un nouveau paradigme d’action publique, c’est à dire un dispositif spécifique dans le processus de déconstruction de l’État social national, présentée dans la vulgate socio-politique comme « fin de l’État Providence ».
Elle met en œuvre une hypothèse déduite de la sociologie des organisation qui suggère qu’une politique publique, et par extension une pratique de gouvernement, ne peut être comprise seulement par les objectifs qu’elle est censée servir. Elle n’a d’existence réelle pour autant qu’un ensemble d’acteurs, de groupes, de réseaux sociaux lui donnent sens, la prenne en charge, la mette en œuvre et, ce faisant, la transforme aussi. Ce qu’elle est réellement sur le terrain de l’organisation locale, sa nature et son contenu, est donc irréductible à des objectifs, mais résulte d’une rencontre de ceux-ci avec un champ d’acteurs. Du coup, l’étude d’une politique publique et d’une pratique de gouvernement, passe par celle des caractéristiques propres de ce champ, c’est à dire par la mise en évidence des mécanismes d’interaction et d’échange prévalant entre les acteurs, des équilibres de pouvoir et des enjeux qui les sous-tendent et les modes de régulation qui en « organisent » le déroulement…

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